Des médailles distribuées à la pelle, des exploits, des déceptions et à la fin, la Nouvelle-Calédonie qui gagne. Retour sur une quinzaine de sports remplie d’évènements marquants, de sacres attendus, de records et de chiffres. Beaucoup de chiffres.
905 médailles remises en 15 jours de compétitions, ça en fait du monde à décorer. Un peu moins du tiers, 287 pour être précis, sont allées autour des cous calédoniens, plus que jamais grands vainqueurs de ces XIVe Jeux du Pacifique. A domicile, ils étaient attendus et lils ont été à la hauteur. A commencer par la première d’entre eux, la porte-drapeau, Lara Grangeon.
Natation : En Grangeon
20 ans et déjà bardée de médailles aux Jeux du Pacifique. Lara Grangeon a tenté un pari fou : participer au 19 épreuves de natation en bassin et celle en eau libre. Pari fou, inconscient mais la chance sourit aux audacieux dit-on. Résultat, 20 médailles dont 16 en or, 3 d’argent et 1 de bronze. A ce rythme, elle est partie pour effacer des livres d’histoire le record d’une autre Calédonienne emblématique, Diane Buy Duyet. L’ambassadrice, dont on ignore si cela sera ses derniers Jeux, repart du Caillou avec 4 médailles d’or et gonfle encore un peu plus ses statistiques (36 médailles au total).
Le collectif en avant
Les sports collectifs calédoniens se sont bien comportés à l’image des footballeurs. Les hommes de Christophe Coursimault ont conservé leur titre après une finale maîtrisée (2-0) contre les Iles Salomon. Les filles ont failli faire aussi bien mais échouent sur la deuxième marche du podium (défaite 2-1 en finale contre la Papouasie-Nouvelle-Guinée). Depuis leur élimination au premier tour il y a 4 ans, le chemin parcouru est toutefois énorme. Au basket-ball, dans l’arène flambant neuve de Païta, les garçons sont parvenus au sommet, en battant notamment le champion en titre en demi-finale, Tahiti.
Le fond et la forme
En athlétisme, on retiendra surtout la bonne santé du demi-fond et du fond calédonien avec les trois doublés plein d’autorité d’Anne Beaufils (5000 et 10000 mètres), de Nordine Benfodda (5000 et 10000 mètres) et d’Adrien Kéla (800 et 1500 mètres). Le stade Numa-Daly se rappellera aussi des deux éclairs de Frédéric Erin qui traversèrent le bac à sable : nouveau record des Jeux au saut en longueur (8,12m) et au triple saut (16,10m) pour deux médailles d’or évidemment.
Des raquettes mi-figue, mi-raisin
L’autre porte-drapeau, Nicolas N’Godrela, avait annoncé la couleur, le team Calédonie visait le grand chelem au tennis. Mais sur les sept titres mis en jeu, quatre seulement ont été remportés. N’Godrela, dont la récupération n’a pas été facilité par les reports de matches à cause de la pluie, a gagné deux titres (individuel et par équipe). Dans la lignée des tennismen, les pongistes ont eux subi la supériorité tahitienne (3 titres pour les Cagous, 4 pour Tahiti). En revanche pour le badminton et le squash, le sacre a été presque totale : cinq titres sur six pour les camarades de Marc-Antoine Desaymoz, titré en individuel au badminton, et le squash a fait encore mieux puisque la délégation a ramené les 7 titres.
Tahiti, ça va’a bien
C’était attendu, mais Tahiti n’a pas flanché. 10 sur 10 en va’a, une domination jamais remise en cause, les rameurs polynésiens ont fait le job. Mais la pyrogue n’est pas la seule discipline où les Tahitiens ont brillé puisque sur les 17 titres mis en jeu en taekwondo, ils en ont glané 13. Cette réussite fait oublier la perte des deux titres en beach-volley, et de la médaille d’or en volley féminin. Les athlètes de Wallis-et-Futuna ont eux montré que leur bras ne les avaient toujours pas abandonnés (victoire au volley-ball masculin et six médailles remportées entre le disque et le javelot).
Le rideau est désormais tombé sur les Jeux. La pluie a accompagné la cérémonie de clôture et le défilé des athlètes. Pas un mauvais signe au moment de passer le témoin et le drapeau des Jeux à la Papouasie-Nouvelle-Guinée qui accueillera les XVe Jeux en 2015.